La régulation financière

De nombreux économistes, comme Christian Chavagneux dans son livre « Une brève histoire des crises financières », ont tiré des leçons des diverses crises financières de notre histoire moderne, notamment de la plus marquante : la crise des Subprimes. Il s’avérait qu’un des facteurs clés du déclenchement de cette crise fut une mauvaise régulation financière, dû principalement au fait que les agents régulateurs n’étaient pas vraiment entendus face aux propositions d’investissements démentiels proposés par les financiers ; ainsi leurs conseils étaient rarement appliqués. Pour lutter contre cela, des solutions ont été mises en place pour pallier ce problème majeur qu’est la régulation.

 

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Décevante régulation financière

La régulation vient d’un constat : les marchés sont incapables de s’autoréguler et les dysfonctionnements de celui-ci doivent être pris en compte et corrigés par les institutions politiques. Ainsi il existe un lien étroit entre les marchés financiers et les Etats. Pourquoi peut-on dire que la régulation constitue un système encadré mais qui présente des failles ?

 

 

 

 

Le système de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) malgré son autorité administrative

 

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Tout d’abord la régulation peut être exercée par une autorité de régulation nationale, dont la plus connue dans le domaine financier est l’AMF : c’est une entité influente qui a été créé en 2003, Autorités des Marchés Financiers. Cette forme de régulation vise à ce qu’une partie du marché ne finisse pas en position de monopole, et veille au respect d’une concurrence saine, transparente et durable ; et cela à l’échelle Européenne et aussi Internationale. Il lui a été attribué un rôle de « gendarme de la Bourse », puisqu’elle a un pouvoir d’information des épargnants, de régulation (elle délivre des autorisations en rapport avec la finance) et de protection. Elle accompagne également les consommateurs en les protégeant des risques financiers en rapport avec leurs investissements.

Ces différents rôles sont assurés par un pouvoir répressif : elle surveille le bon fonctionnement des marchés et, si cela s’avère nécessaire, peut appliquer des sanctions sur les actions qui portent atteinte au bon fonctionnement des marchés financiers, après un contrôle et des enquêtes préalablement établis. Cette organisation est actuellement dirigée par Robert Ophèle, nommé par le Président de la République.

En dehors de ses compétences l’AMF ne peut intervenir, mais elle diffuse des avis de vigilance pour informer le public sur des pratiques douteuses avérées, des placements complexes et opaques, des sociétés ayant déjà commis des infractions. Comme pour tout procédé il possède ces limites, parfois les avis de vigilance sont émis simplement en réponse à de simples demandes d’information du public envers l’AMF. Dans ce dernier cas, l’AMF rédige également un avis de vigilance, mais concernant parfois des Sociétés très honorables ou des placements performants simplement car il est impossible à l’AMF, de par la limite de ses compétences, d’avoir un avis objectif sur des sociétés et des placements qu’elle ne contrôle pas. Elle émet ainsi un avis de vigilance accompagné d’une mise en garde générale et d’un rappel des règles de prudence et de bon sens qui s’appliquent à tous les investissements.

Cependant, les investisseurs légitimement troublés par cet avis, ont tendance à éliminer à tort de leur réflexion des produits qui sont parfois sûrs et performants.

Insuffisance de la régulation microprudentielle face au risque systémique

Régulation microprudentielle permet de garder des crédits juste et solide de différents établissements pour la concurrence équitable pour limiter les risques de défaillances individuelles. Mais depuis la crise financière de 2008 démontre que la régulation microprudentielle amplifierait, du fait de sa procyclicité, le risque systémique (Il s’agit d’une situation d’instabilité financière). Le système financier est vulnérable. Cela s’explique par sa complexité, son opacité, et l’interconnexion entre les institutions financières, et du fait que ces dernières créent et emploient une grande variété d’instruments qui leur permettent d’augmenter l’effet de levier, mais les rendent très fragiles face aux chocs.

Les limites de la régulation microprudentielle

  • Le minimum de fonds propres exigé ne pénalise pas la concentration du portefeuille sur certains engagements.
  • Les accords de Bâle III (2010) exigent que les banques doivent avoir en réserve 6% de crédits accordés.
  • Les risques de contrepartie dans ces activités interconnectant un nombre important d’institutions financières sont sources de contagion en cas de crise de liquidité.
  • La régulation du capital est procyclique, dans la mesure où les risques sont sous-estimés en période d’expansion et surestimés en période de récession, au lieu d’analyser et anticiper les risques sur un cycle complet.

Pour pallier aux carences des politiques microprudentielle, il faut l’associer aux politiques macroprudentielle.

 

La régulation macroprudentielle presque parfaite

MacroLa régulation macroprudentielle : se base sur le système financier et son ensemble pour limiter les crises financières qui affectent la croissance économique. En effet la régulation macroprudentielle se distingue de la régulation microprudentielle et sont liées. L’autorité macroprudentielle cherche à maximiser le rendement du portefeuille de titres (le système financier), alors que l’approche microprudentielle donne un poids égal et séparé à la performance de chaque titre composant le portefeuille (chaque institution financière).

De nos jours les autorités responsables à cette politique confirment la nécessité de renforcer l’orientation macroprudentielle des dispositifs de régulation et de surveillance financières. La gestion du système financier est remise en cause car parfois elle pousse à l’inaction et prive les bénéfices d’une institution financière en période favorable et empire les pertes en période de crise qui fait perdre confiance aux agents économiques.

 

Quelle régulation et quel avenir pour le système financier ?

Tout cela montre la défaillance des systèmes de régulation, pourtant le défaut de régulation n’est pas à l’origine de la crise. C’est en effet une crise que l’on pourrait qualifier de « classique » : les banques distribuent davantage de crédits, de ce fait leur rendement marginal (cette loi signifie que quand on augmente un facteur comme le travail, le capital … jusqu’à un certain niveau, sa production augmente de moins en moins) diminue. Cela a pour conséquence la hausse de la valeur des actifs, en marge de leur valeur réelle, véritable ; à ce moment le moindre événement, même insignifiant peut faire éclater la bulle. C’est le schéma-type de la plupart des crises financières antérieures.

Le fait que le même procédé ne se déroule exactement à l’identique est évitable, mais il y a de grandes chances pour que la prochaine crise prenne une forme différente, et il est difficile pour la régulation d’empêcher des événements inconnus. C’est pour cela qu’il est indispensable d’étudier les mécanismes qui ont mal fonctionné, afin de pouvoir adapter la régulation au fil des découvertes ; d’autant qu’une régulation inadaptée a un coût conséquent.

 

 

 

 

 

Sources :

 

 

La virtualisation dans le monde de la finance

Le progrès technique représente l’amélioration des connaissances scientifiques et de l’organisation de la production qui permettent une amélioration de la productivité, c’est-à-dire une augmentation de la production pour une quantité fixe de facteurs de production utilisés (le travail, mais aussi le capital, comme les machines). Il contribue pour une large part à la « productivité globale des facteurs » qui s’est élargie dans les marchés financiers. On parle alors de dématérialisation : l’acte de transformer un flux de documents papier, ainsi que les traitements qui lui sont appliqués, en flux numériques et traitements automatisés. A savoir comment la dématérialisation s’impose t-elle sur les marchés financiers.

La dématérialisation des marchés financiers à la lumière de l’Histoire.

Les marchés financiers sont la confrontation de l’offre et de la demande de capitaux, grâce aux instruments financiers, comme les actions, les obligations et les billets de trésorerie. Ces instruments permettent aux entreprises de trouver de nouveaux moyens pour financer leur croissance, en-dehors du crédit bancaire. Les entreprises émettent des titres cotés, et s’adressent ainsi aux investisseurs de marché de capitaux.

Les marchés financiers sont désormais presque complètement dématérialisés et électroniques. La confrontation physique des échanges par des négociateurs affichant leurs ordres en criant et en gesticulant autour de la corbeille dans les places boursières appartient au passé. Les marchés financiers modernes sont des réseaux informatiques traitant les transactions entre institutions financières. C’est qui n’est qui est en soit un avantage puisque on y gagne en productivité.

L’informatisation des transactions de la Bourse.

À partir des années 1970, on assiste à la dématérialisation des titres échangés en bourse grâce à la révolution informatique. Dès 1971, le NASDAQ est le premier marché de cotations informatisées. En France, la dématérialisation fut effective à partir du 5 novembre 1984.

La cotation est assistée en continu au moyen d’un système électronique au début des années 1980. Avec le National Association of Security Dealers Automated Quotations ou NASDAQ des marchés américains, le Stock Exchange Automated Quotation ou SEAQ de 1986 de la banque de Londres. Le CAC ou Cotation Assistée en Continu sera adopté à la Bourse de Toronto puis à la Bourse de Paris. Ce système fluidifie les négociations ainsi que la liquidité des titres et permet une totale transparence des informations. En effet, les coteurs n’ont plus le monopole des données : l’ordinateur central du CAC reçoit les ordres émis qui sont aussitôt mis à jour sur le carnet d’ordres des valeurs négociables.

Dématérialisation des titres financiers.

Il s’agit du remplacement des titres physiques ou du registre des actionnaires d’une entreprise par les créations d’un compte titre chez un dépositaire central. Elle constitue une solution concrète et efficace pour protéger les titres des entreprises contre les risques liés aux papiers et à la gestion manuelle. 5 avantages majeurs pour les entreprises et ces actionnaires :

  • Sécurité = Plus de risque de vol et de perte puisque le papier est remplacé par une écriture électronique.
  • Visibilité = Lors de la dématérialisation le dépositaire central attribue un code ISIN (code d’identification d’une valeur boursière car une société peut avoir plusieurs valeurs placées sur différents marchés) qui rend visible une entreprise sur les radars des investisseurs internationaux.
  •  Compétitivité = La gestion digitale des titres permet de diminuer les coûts de gestion et d’administration.
  • Conformité = Les événements majeurs tel que le capital ou les distributions de dividendes sont traités par le dépositaire central automatiquement sans risque d’erreur et de retard.
  • Environnement = Dématérialiser les titres permet en effet de supprimer le papier ce qui permet à une entreprise de diminuer son empreinte écologique.

Tout le monde a la possibilité d’acheter des titres dans le monde entier, s’informer et suivre l’évolution des cours depuis son ordinateur personnel. Il est possible d’acheter des titres quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans le monde, tout simplement en se connectant sur le réseau informatique.

Or rien n’est parfait, il y a toujours des avantages et inconvénients. Ici les inconvénients concernent surtout la virtualisation qui peut être coûteux pour les entreprises, avoir un impact sur l’environnement dont la consommation électrique. L’utilisateur peut en faire un mauvais usage tel que la maîtrise : perte des données.

 

Comment une entreprise peut dématérialiser ces titres ?

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Une entreprise voulant dématérialiser ces titres, elle doit faire sa demande accompagnée d’un dossier complet à son dépositaire, banque ou société de bourse, qu’elle doit mandater pour dématérialiser ces titres auprès d’un dépositaire central.

L’entreprise devra informer ces actionnaires de la décision de dématérialiser les titres, ils devront alors remettre à leurs dépositaires en contrepartie d’une inscription en compte.

Les titres peuvent être dématérialisés sous deux formes.

Titres nominatifs : les détenteurs de ces titres sont connus de l’entreprise puisque sont inscrits au registre des actionnaires au nom d’une personne définie. Le transfert du titre sera prouvé par une déclaration mentionnée dans ce registre.

Titres au porteur : Les détenteurs de ces titres ne sont pas connus de l’entreprise. La propriété d’un titre au porteur revient à celui qui le détient. La cession d’un titre au porteur peut se faire par son simple transfert.

L’informatisation des transactions de la Bourse.

À partir des années 1970, on assiste à la dématérialisation des titres échangés en bourse grâce à la révolution informatique. Dès 1971, le NASDAQ est le premier marché de cotations informatisées. En France, la dématérialisation fut effective à partir du 5 novembre 1984.

La cotation est assistée en continu au moyen d’un système électronique au début des années 1980. Avec le National Association of Security Dealers Automated Quotations ou NASDAQ des marchés américains, le Stock Exchange Automated Quotation ou SEAQ de 1986 de la banque de Londres. Le CAC ou Cotation Assistée en Continu sera adopté à la Bourse de Toronto puis à la Bourse de Paris. Ce système fluidifie les négociations ainsi que la liquidité des titres et permet une totale transparence des informations. En effet, les coteurs n’ont plus le monopole des données : l’ordinateur central du CAC reçoit les ordres émis qui sont aussitôt mis à jour sur le carnet d’ordres des valeurs négociables.

Pour plus d’informations sur les indices boursiers : https://www.binck.fr/formations/espace-bourse-pratique/les-indices-boursiers

Cette tendance ne signifie pas pour autant que ces marchés soient dépourvus de toute réalité. Elle pointe le fait que ces marchés n’ont plus besoin pour fonctionner d’être situés en un lieu précis, mais sont gérés au contraire et de plus en plus par des systèmes informatiques largement répartis donc plus accessibles dans le temps et dans l’espace. Ce qui accroît leur caractère de « marché ouvert » et contribue de ce fait à en améliorer la crédibilité. Une bonne image de cette progression est fournie notamment par l’évolution des outils standards utilisés par les marchés boursiers : Cac, puis NSC, et aujourd’hui l’UTP.

 

La dématérialisation des titres est porteur de son fonctionnement dans le marché financier dont le système doit assurer la sécurité des épargnants, celle-ci est encore réclamée lorsque l’épargnant doit s’assurer d’une créance certaine.

 

 

 

 

 

 

Source :

http://finances-et-patrimoine.fr/dematerialisation-marches-financiers/

https://www.boursedeparis.fr/centre-d-apprentissage/les-bases-de-l-investissement-en-bourse/les-marches-financiers

https://www.economie.gouv.fr/facileco/gestion-des-transactions-financieres

Cliquer pour accéder à dematerialisation-of-securities-fr.pdf

Cliquer pour accéder à Maroclear_GD.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_financier#D%C3%A9mat%C3%A9rialisation

https://www.memoireonline.com/12/08/1713/m_Reflexion-sur-lintroduction-du-systeme-de-la-dematerialisation-des-titres-au-porteur-en-droit-posi6.html

Aperçu des crises financières

Cycle des crisesPrésentes depuis la création des marchés financiers , les crises en sont une composante récurrente: 3 crises d’époques différentes qui nécessitent d’être appréhendée pour comprendre leurs mécanismes.

A travers un suivi chronologique de crises marquantes telles que celle des Tulipes, de 1929 et des Subprimes, il s’agit de mettre en lumière leur caractère cyclique afin de mieux comprendre leur création.

La Tulipomanie, ou la première bulle financière de l’Histoire.

Tout commence en 1635 en Hollande : c’est la première grosse bulle spéculative . Dans la Hollande du XVIIe siècle , les riches marchands ont très peu de règles et accumulent une richesse énorme , qui est symbolisée par les tulipes . A cette époque , la masse monétaire est énorme et il y a beaucoup de crédits ; il y a alors un niveau conséquent de liquidités qui circulent . Cependant la fleur ne peut être achetée qu’en été , quand elle a poussé , ce qui limite le marché à quelques mois de l’année seulement . Le prix est fixé par l’horticulteur et l’acheteur alors que la fleur n’est encore qu’un bourgeon . De ce fait l’horticulteur ne profite pas de la hausse des prix . En 1635 une première solution est apportée : les bulbes sont payés au poids et non plus à l’unité , et le marché est élargi par l’achat et vente de bulbes enterrés ( on parle de « billet à effet » ) : les bulbes sont maintenant sujets à la spéculation . L’engouement pour les tulipes augmente et les prix grimpent . Le krach survient le 3 février 1637 , bien qu’il n’ait eu en dernier ressort que très peu d’impact à l’échelle du Pays .

Pour plus de détails lire le livre Une brève histoire des crises financières de Christian Chavagneux, Chapitre 1 : La spéculation sur es tulipes entre vérité et légende.

Le Krach de 1929 : une catastrophe inévitable. 

En 1914, le Royaume-Uni a accumulé une montagne de dette entre les USA, la valeur de la livre a chuté. Pour faciliter le remboursement de la dette Sir Montaigu, gouverneur de la banque d’Angleterre décide d’adhérer à l’étalon or centrale, mais il veut que la Livre ait la même valeur qu’en 1914(soit 4 Livres pour une once d’or) car plus la Livre est forte plus la dette est remboursée rapidement. Pour arriver à cette parité Montagu Norman doit accumuler de grandes quantités d’or dans les coffres de la banque étant donné que les ¾ de l’or sont en France ou aux USA, il applique alors des taux d’intérêts très élevés et draine ainsi beaucoup de capital. Mais le taux de change de 4 Livres l’once n’a rien à voir avec la compétitivité britannique, ce qui occasionne un effondrement de l’industrie britannique (1,2 millions de britanniques au chômage). Mais avec une industrie à genoux le Royaume Uni importe beaucoup plus qu’il n’exporte. De plus un système d’étalon or signifie que l’or que Sir Montaigu Norman avait attiré avec des taux d’intérêts très élevé repart dans le sens inverse avec un déficit de la balance de paiement. Pour que le capital reprenne le chemin de Londres, il rend une visite à Benjamin Strong président de la Banque Centrale américaine (FED) pour que la banque centrale américaine baisse son taux d’intérêts et mène des opérations pour augmenter le crédit (les prêts des banques aux particuliers passent de 53 milliards à 82 milliards de dollars en 18 mois). Une banque centrale a voulu en aidé une autre mais sous des airs de croissance se cache une crise.

En effet, on constate une forte croissance en Europe et en Amérique dans les années 1920 avec une production industrielle qui augmente de 50%. On constate une hausse totale des cours de 300%. Selon l’économiste Jacques Brasseul, « le cours des titres augmente plus que les profits des entreprises, qui eux-mêmes augmentent plus que la production, la productivité, et enfin plus que les salaires, bons derniers dans cette course ». Par la suite, la production industrielle recule de 7 % entre mai et octobre. Ce ralentissement est en partie dû à un phénomène d’asphyxier : les capitaux disponibles accourent à la bourse plutôt que vers l’économie « réelle ». La spéculation est à son comble, en août 1929 .La réserve fédérale augmente son taux de base à 6%. Cela oblige des spéculateurs à se retirer. Il y a plus de vendeur que d’acheteur à Wall street. Même si la Banque JP Morgan tente de rétablir les choses en achetant des actions en masse, la bourse s’effondre. Les cours sont au plus bas ce qui correspond à une perte virtuelle de 30 milliards de dollars. Les conséquences sont une consommation, un investissement et une production qui chutent, un chômage qui explose (de 1,5 million à 15 millions de chômeurs en 1933), et la crise bancaire devient une crise économique en 1931. Pour remédier à la crise, Roosevelt instaurera le New Deal .

Pour plus de détails lire le livre Pourquoi les crises reviennent toujours de Paul Krugman , Introduction page 7 ; L’apprivoisement du cycle économique page 20 avec le Capitol Hill Babysitting qui est un modèle de processus de crise.

 

Les Subprimes, ou la conséquence d’un défaut de régulation.

La crise des Subprimes, d’une ampleur internationale, a plongé le Monde dans une crise profonde dont il peine à se remettre .

Mais qu’est-ce qu’un « Subprime » ? Le terme Subprime désigne un emprunt risqué . Dans la crise de 2008 , les banques prêtaient aux consommateurs souhaitant investir dans l’immobilier , mais sans être suffisamment renseignées sur la capacité de l’emprunteur à rembourser sa dette , provoquant ainsi des défauts de paiement ( moment où l’emprunteur ne peut plus rembourser sa dette ) .

Ce phénomène est fortement lié à la crise économique de 2007 . En effet , à l’origine celle-ci était causée par un mécanisme de financement de l’immobilier aux Etats-Unis mais elle s’est propagée à travers le monde à cause d’un mécanisme de re financement nommé « titrisation ». C’est le fait qu’une institution ( banque par exemple ) mette sur le marché tout ou partie de sa créance sur d’autres agents afin que des acteurs externes à cette créance rachètent les titres . Cela permet à l’agent finançant de récupérer des liquidités , et de porter le risque de défaut sur tous les acheteurs des titres .

956775_5_ab06_selon-la-bank-of-america-le-nombre-de-pretsDepuis 2006 , les taux de crédit ont fortement augmenté , ce qui a mis à mal une partie des emprunteurs . Ce phénomène s’est massivement accéléré depuis 2007, ce qui a eu pour conséquence la multiplication des défauts de paiement et qui, par extension , a provoqué la faillite de plusieurs sociétés de financement immobilier. Ces dettes ont attiré les investisseurs toujours à la recherche de rendement plus élevé qui cherchaient à revendre ces titres toujours plus cher . Les gérants de fonds se sont alors retrouvés avec des titres , et les agents chargés de réguler les liquidités n’ont pas pu résorber le problème .

Or les investisseurs disposent également des titres sains, et vont chercher à les revendre afin d’engranger des plus-valus. Cependant ces titres sains incluaient des mauvais titres qui ,quand ils étaient revendus étaient dispersés sur le marché .

Les différents déclencheurs des crises .

On sait que les crises reviennent régulièrement et actuellement, on constate une importante interdépendance des marchés, ce qui crée un risque de systémique. Un tel risque signifie qu’une crise peut se propager sur plusieurs marchés et contaminer l’économie réelle. Il existe différents déclencheurs d’une crise , tout dépend de la caractéristique de la crise en question.
En premier lieu , un déséquilibre macroéconomique peut être un facteur d’une crise comme ce fut le cas avec la crise de 1929. En effet , le déséquilibre est venu d’une politique protectionniste forte aux États-Unis et de la forte valeur du livre Sterling.
Un déséquilibre macroéconomique peut se définir également par un écart trop important du taux d’épargne entre plusieurs pays. Ainsi , ils en existent de plusieurs formes.
Ensuite , à l’intérieur du marché financier , il y a des comportements mimétiques. Sur ce marché , les agents anticipent. Le mimétisme apparaît lorsqu’un agent crée son anticipation par rapport à d’autres agents. Il agit par imitation. Avec ces imitations, on peut parler de  » bear market  » et de « bull market ». Ces deux images d’animaux que sont l’ours et le taureau peuvent représenter comment est un marché qui marche sur les imitations. Ainsi , si le marché est haussier, on parlera de comportement taureaux car l’attaque du taureau matérialise la hausse ( attaque du bas vers le haut ). Ce comportement d’imitation peut être accentué par l’asymétrie d’information qui accentue lui même les bouleversements brutaux de l’on peut rencontrer sur ce marché. Le comportement des agents sur les marchés financiers est un élément important qui être vu comme un facteur essentiel d’une crise. Le paradoxe de Minsky peut s’appliquer pour la crise de 2008. En effet , ce paradoxe explique que pendant une période de stabilité macroéconomique , on observe que les agents à capacité de financement prennent plus de risques. Ainsi , au moindre choc , la conjoncture de la stabilité se retourne et la confiance se perd.
L’asymétrie d’information provoque un aléa moral (d’après La Finance pour tous  » l’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une entreprise assurée contre un risque peut se comporter de manière plus risquée que si elle était totalement exposée au risque.) . Si l’on prend l’exemple de la crise des Subprimes , on constate cet aléa moral. En effet , il y a eu un manque d’information entre les banques concernant les risques des titres qu’elles s’échangeaient étant donné le risque de défaut des ménages. En plus du phénomène de titrisation , il y a l’assurance des grandes banques de recevoir des fonds de l’État en cas de difficulté.
Autre facteur , la volatilité des cours. On parle de volatilité lorsqu’un actif financier connaît de nombreuses fluctuations à court terme. Ce type d’actif apporte peu de prévisibilité. Cette volatilité a accru le phénomène de titrisation lors de la dernière crise car les agents voulaient diversifier leur portefeuille. Une crise de liquidité peut s’expliquer par un actif volatile.

 

 

Sources :

 

http://drawmyeconomy.com/crise-de-29-partie-2/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/20/24-octobre-1929-tout-bascule_1097594_3234.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/explicateur/2015/09/03/29004-20150903ARTFIG00126-la-crise-des-subprimes-en-quatre-questions.php

http://www.scienceseconomiquesetsociales.fr/ressources/les-differents-mecanismes-a-lorigine-des-crises/

http://enseigner.blog.lemonde.fr/2016/10/19/cours-deco-express-les-mecanismes-qui-expliquent-les-crises-economiques/

Livre : Christian Chevagneux, Une brève histoire des crises financières.

Paul Krugman, Pourquoi les crises reviennent toujours ?

 

 

 

Une institution à capacité de financement des entreprises

Qu’est ce qu’un marché financier ?

Un marché financier est crée grâce à la confrontation du mécanisme de l’offre et de la demande. Ce sont des marchés où s’échangent des titres financiers. Les agents à capacité de financement et les agents en demande de financement s’y rencontrent.

Comment est structuré ce marché ?

Il est décomposé en deux marchés : le marché primaire qui permet le financement des agents comme les entreprises et l’allocation des ressources. Le marché secondaire qui permet d’assurer la fixation du cours des titres, la liquidité des titres et permet aux entreprises cotées en bourse de construire une nouvelle structure de leur capital. Le premier est celui d’émissions de titres et le second est celui où s’achète et se vend des titre financier.

Quel est la principal stratégie sur ce marché ?

Le but premier est d’avoir un financement. Il existe une stratégie particulière effectuée par les intervenants pour gagner le plus possible : c’est la stratégie de l’allocation d’actifs. Les allocations d’actifs consistent à se construire un portefeuille composé d’une diversité de titre financiers ( actions , obligations .. ). Si l’on regarde brièvement l’actualité des marchés financiers en Octobre 2017 concernant ces allocations d’actifs du point de vue géographique , on constate qu’aux États-Unis la perspective est négative à cause de la politique en cours et le prix des actions font que les intervenant sont prudents. En Europe , les résultats sont supérieur aux attentes. La politique d’Emmanuel MACRON est bénéfique. Au Japon , les résultats sont en bons mais la bourse et le Yen contrastent ces bons résultats. Enfin , au Royaume-Uni , le Brexit pose un problème de crédibilité , les agents économiques ne peuvent pas se projeter.

Classification des marchés financiers

Il existe 5 types de marchés qui permettent le financement des entreprises :

  • Le marché des dérivés qui est un marché où s’échange des contrats à terme et des options. Les agents économiques font agir le mécanisme d’effet de levier. Ils y gèrent également les risques.
  • Le marché des obligations, une dette avec des taux d’intérêts pour son émetteur qui doit rembourser à une certaine échéance.
  • Le marché monétaire est un marché de très court terme qui concerne un échange de titres financier contre des liquidités.
  • Le marché des changes dit aussi FOREX, flexible concernant la fluctuation des devises internationales qui spéculent en fonction de l’offre et la demande.
  • Le marché des actions

Le marché des actions est celui dont on parle le plus au quotidien notamment à cause des médias lorsque celui-ci traite du marché financier. Cependant, ce marché n’est pas le plus essentiel dans l’économie, ce qui rend sa popularité paradoxale.

Le marché des actions est celui qui revient le plus dans la tête des investisseurs en bourse. L’origine de sa popularité provient de la simplicité du fonctionnement, et notamment de sa contribution aux différents marchés reconnaissant une plus forte spéculation.

 

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Image de : http://www.kubipet.com/trading-wallpapers.html

Une approche d’un moyen de financement

Une entreprise selon l’INSEE « L’entreprise est la plus petite combinaison d’unités légales qui constitue une unité organisationnelle de production de biens et de services jouissant d’une certaine autonomie de décision, notamment pour l’affectation de ses ressources courantes. »

En effet c’est une personne morale qui nécessite des sources pour la permanence de son activité. Les agents appartenant à une entreprise vont alors se rejoindre autour des salles des marchés, avec des investisseurs pour échanger des titres c’est-à-dire des actions. Ces actions correspondent à toutes les portions du capital de l’entreprise.

Les entreprises en besoin de financement, son capital à un prix d’émission (prix des nouveaux titres en fonction de leur valeur) va être racheté par les investisseurs qui en croient aux capacités de bénéfices de l’entreprise pour éventuellement avoir des dividendes. Il s’agit seulement aux entreprises de trouver des ressources financières nécessaires.

Dans un marché secondaire, les titres vont être échangés par différents investisseurs

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Graphique représentant l’équilibre entre l’offre et la demande.

dont leurs valeurs vont dépendre alors de l’offre et de la demande. Se financier auprès de la bourse est un moyen alternatif aux crédits bancaires car cela demande beaucoup de démarche.

La bourse y joue un rôle primordial dans l’économie car les entreprises y trouvent les capitaux nécessaires pour leurs intérêts, contribuant au besoin de la société tout en ayant des hauts et des bas…

 

 

 

Bibliographie:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_(économie)

http://www.lemonde.fr/bourse/

Cliquer pour accéder à CIC_MIF_bourse-et-marches-financiers.pdf

http://www.copartis.fr/Outils-Services/Guide-du-trader/Debutant/Que-peut-on-acheter-sur-les-marches-financiers-

http://dessinemoileco.com/la-bourse-et-le-financement-des-entreprises/

Livre : Marchés et instruments financiers de Jérémy Morvan

https://www.mataf.net/fr/edu/glossaire/marche-derive

http://www.centre-francais-fondations.org/ressources-pratiques/gerer-ou-faire-vivre-un-fonds-ou-une-fondation/gestion-patrimoniale/gestion-financiere/les-enjeux-de-l2019allocation-d2019actifs

https://www.gresham-banque-privee.fr/analyse/actualites-marches/octobre-2017/allocation-actifs

https://www.boursedeparis.fr/centre-d-apprentissage/les-bases-de-l-investissement-en-bourse/les-marches-financiers